vendredi 13 juin 2014

Des pleurs et cris d’hystérie accompagnent Ibrahima Samb dans sa dernière demeure


L’horloge affiche 13h30. Des hommes s’avancent gorge nouée vers le tiroir numéro 4 de l’hôpital Matlaboul Fawzeini pour retirer le corps sans vie de  l’apprenti chauffeur Ibrahima Samb tué dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 Octobre 2013. Une opération qui a nécessité des bousculades et parfois même des échanges de coup de poing. Les parents et proches ont fait le pied de grue pendant plus de deux tours d’horloge. Les nerfs sont par la suite tendus engendrant une atmosphère électrique qui a nécessité l’intervention des vigiles de l’hôpital. Tout est parti d’une détermination farouche du collectif des apprentis chauffeurs qui vaille que vaille tenait à assister à la levée du corps de leurs collègues.
Du coté des apprentis chauffeurs les cris hystériques fusent de tout bord. Mais le coup de forcing  n’a finalement pas abouti, les nerfs se sont adoucis eu égard à une longue médiation de bonnes volontés. Acheminé au cimetière de Touba à bord d’une  L200 immatriculé LG-3820-B, Ibrahima a été inhumé après la prière de 14 heures. Une autre paire de manches pour les parents de la victime. Une foule déchainée s’est interposée, après la prière mortuaire parmi laquelle des jeunes en chaudes larmes, d’autres  sous le coup de l’émotion et de la désolation tombaient en syncope.

Le moment fatidique de l’inhumation proprement dite n’a laissé personne indifférent. Parents, proches amis et sympathisants se sont confondus dans des cris d’hystérie à telle enseigne qu’on n’avait du mal à percevoir le son des khassaids et des zikr animés par des groupes séparés tout au tour de la tombe d’Ibrahima Samb. Au retour du cortège funébre à Mboussobé, l’émotion a atteint son paroxysme. Ndéye Samb une mère inconsolable a donné le ton d’un concert de cris d’hystéries. C’était le tohu-bohu à la maison mortuaire où hommes et femmes étaient méconnaissables. 


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